Biographie De John Deacon

Biographie De John Deacon
Né le 19 août 1951 à Leicester en Angleterre, discret, voire effacé, il a toujours été en rupture avec l'éxubérance du groupe, se tenant volontairement en retrait des autres.Cela ne l'a pourtant pas empêché de signer quelques-unes des plus grandes chansons de Queen comme "another one bites the dust", "i want to break free" ou "you're my best friend" et de superviser l'enregistrement de l'album "the game", sur lequel il impose les synthétiseurs, fort de son diplôme d'éléctronicien. A 12 ans, John Deacon reçoit sa première guitare.A 15, il fonde son premier groupe, The Opposition. C'est à l'automne 1970 qu'il fait la connaisance de Queen. Alors que la basse est encore assurée par Tim Staffel, le groupe se produit dans une petite salle à coté de son université. Aprés le concert, John Deacon rencontre Roger Taylor, avec lequel il se lie d'amitié. En janvier 1971, Staffel quitte le groupe et Queen se retrouve sans bassiste. Roger Taylor suggère à John Deacon de les rejoindre.John accepte le lendemain.Depuis la mort de Freddie Mercury, John Deacon s'est progressivement désintéressé de Queen , en 1995 le bassiste a préféré prendre sa retraite définitive de Queen, refusant toue interview ou apparition. Pour John Deacon Queen est définitivement mort.

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 13:20

quelques mots de freddie

quelques mots de freddie

"Je n'aime pas ma dentition saillante. A part ça je suis parfait."
pitite phrase de freddie mercury

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 13:52

interview

interview
INTERVIEW JIM HUTTON
dernier compagnon de Freddie .
[ Irish Radio. Décembre 1995 ]


● Question
J'essai de deviner votre accent, je suis intrigué par le fait que vous refusiez de dire de quel pays vous êtes originaire même si vous êtes photographié avec Farrokh sur la couverture du livre, le livre est dans toutes les librairies du pays en ce moment, accepteriez-vous alors de nous dire d'où vous êtes originaire?

Jim
C'est une vieille photo, j'ai changé.

● Question
Non, je peux le constater, je vous regarde et je regarde la photo.
Mis à part quelques cheveux blancs sur les tempes, vous portez toujours la moustache et vous paraissez toujours bien de vôtre personne, je comprends pourquoi Farrokh avait été impressionné, une apparence de grande puissance. Mais vous êtes d'Irlande?

Jim:
Oui, je suis irlandais.

● Question
Quand avez-vous réalisé que vous étiez homosexuel?

Jim
Je crois que je l'ai réalisé, réalisé est un bien grand mot, j'ai plutôt ressenti quelque chose d'étrange en moi aux alentours de treize ou quatorze ans, je suppose que j'ai admis alors être gay aux environs de dix-sept ans.

● Question
Et comment avez-vous vécu votre adolescence dans une petite ville irlandaise en étant aussi différent?

Jim
Eh bien, je crois que pour moi j'étais le seul de la sorte, c'était le sentiment que j'avais, je n'avais jamais rencontré quelqu'un d'autre comme moi, je suppose tout comme la plupart des jeunes gens, homosexuels ou pas, votre sexualité doit être révélée un jour. Et pourtant c'est tabou.

● Question
Et vous êtes-vous confié à quelqu'un Jim?

Jim
Non à personne

● Question
Et vous vous êtes rendu à Londres ensuite?

Jim
Je ne me suis pas rendu à Londres. Je me suis rendu dans le Kent, j'y avais quelques amis.

● Question
Mais vous n'êtes jamais revenu en Irlande pour parler?

Jim
Oh non, j'y suis retourné pour des vacances au début, et depuis lors, je ne me suis jamais retourné en arrière pour en parler.

● Question
Et ça va lorsque vous sortez en Irlande?

Jim
Oui, c'est plus facile, il y a des bars, des clubs, des pubs.

● Question
Et à quel moment votre mère a-t-elle découvert que vous étiez gay?

Jim
Je crois vraiment que les mères savent ça d'instinct, je le crois vraiment.

● Question
Vous pensez qu'elle l'a toujours su?

Jim
Je crois qu'elle l'a toujours su et qu'au cours des années passées, elle attendait simplement que moi je lui dise. C'est attendre une opportunité, et vraiment, bien souvent cette opportunité ne se présente jamais. Ce n'est jamais le bon moment et malheureusement, pourtant, nous devons battre le fer tant qu'il est chaud et dire, tu vois, c'est comme çà. Je pense que bien des gens, pas seulement en Irlande, mais bien des gens que je connais sur la scène gay attendent qu'une tragédie arrive dans leurs familles et alors ils le leur disent, parce que leur famille subissant déjà un choc terrible, alors un deuxième n'est pas pire. Pour moi, je trouve que c'est très triste qu'ils aient recours à çà, et doivent attendre.

● Question
Attendre un enterrement ou autre chose de comparable?

Jim
Oui, ce n'est jamais à l'occasion d'un mariage !

● Question
Alors, quand l'avez-vous dit à votre mère?

Jim
Quelques années avant la disparition de Farrokh. A la famille entière. Ce que je veux dire, c'est qu'elle m'a dit qu'eux tous, mes frères et soeurs, mes neveux, mes nièces, j'en ai beaucoup, une grande famille irlandaise, eux tous le soupçonnaient depuis longtemps. Apparemment, ils avaient l'habitude d'en parler entre eux lorsqu'ils étaient plus jeunes.

● Question
Jim est différent. Vous appellent-ils Jim ?

Jim
Ils m'appellent toujours Sheamus. Oncle, jamais tante.

● Question
Et quand ont-ils découvert que oncle Sheamus Hutton était le petit ami de Farrokh? Parce qu'ils auraient certainement adoré entendre Farrokh chanter ?

Jim
Je ne sais vraiment pas s'ils y portaient quelque intérêt, je leur avais dit qu'en ce qui concernait mes relations avec Farrokh, cela se limitait à mon emploi de jardinier, que je travaillais pour lui, ce qui était le cas, quant à ce qui concerne notre relation, ils peuvent l'avoir soupçonné, mais ils l'ont très certainement appris après sa mort.

● Question
Et est-ce que maintenant votre famille accepte ouvertement votre homosexualité?

Jim
Oh oui, j'ai une famille merveilleuse, je suis béni d'avoir une famille comme celle-ci. Ils sont vraiment formidables.

● Question
Vous voyagez, vous rentrez en Irlande?

Jim
Oui, je passe six mois par an ici, en gros.

● Question
Parlez-nous de Farrokh et sa personnalité, nous connaissons l'image de cet incroyable chanteur à la voix inimitable. Mais, décrivez-nous la personnalité de Farrokh.

Jim
Voulez-vous que je vous parle de l'homme public ou de l'homme privé?

● Question
De celui que vous connaissiez en tant que femme ou mari.

Jim
Tout le monde connaît l'image publique, il est comme tout le monde, je ne sais pas depuis combien d'années il était au top, peut-être 20 ans, c'est comme quelqu'un qui travaille de 21h à 05h, une fois que votre travail est fini, çà y est, il est temps de rentrer à la maison, et çà c'est le moment que Farrokh attendait à chaque fois qu'il rentrait de vacances, sa maison, vous voyez, rentrer à la maison, quitter ses chaussures et s'asseoir et se relaxer à sa façon.

● Question
Une canette de bière?

Jim
Bouteille de vodka, peu importe laquelle, non, je crois qu'il était vraiment très Joe Bloggs.

● Question
Alors vous avez vécu avec lui, combien de temps après l'avoir rencontré avez-vous emménagé chez lui?

Jim
Cela devait être quelque chose comme 18 mois à deux ans après notre rencontre. C'est quelque chose qui s'est très bien passé aussi, je vivais dans un appartement que je louais dans le Surrey. Je crois que c'était lors d'une semaine où Farrokh retournait en Allemagne, je lui avais donné mon numéro de téléphone, et j'ai alors commencé à recevoir ces appels d'Allemagne à deux, trois et quatre heures du matin. Ma propriétaire, bien entendu, n'appréciait vraiment pas cela car elle devait répondre elle-même au téléphone aussi elle me congédia. Elle me dit qu'elle en avait assez de moi, 'je veux que vous ayiez quitté les lieux d'ici 2 semaines' me dit-elle.

● Question
Est-ce qu'elle savait qui était au téléphone?

Jim
Non, non c'était simplement sa voix au téléphone, c'était une autre personne au téléphone.

● Question
Ainsi, elle devait monter et descendre les escaliers et frapper chez vous?

Jim
Et elle n'était plus très jeune à cette époque.

● Question
Et lorsque votre propriétaire vous a demandé de partir?

Jim
Alors je l'ai dit à Farrokh, j'ai dit: toi et tes foutus coups de téléphone à cette heure matinale, j'ai été viré, il m'a dit, bon, tu viens vivre à Garden Lodge.

● Question
Ce qui est la demeure de Farrokh, et lorsqu'il vous appelait à 4 heures du matin, qu'est-ce qu'il vous disait?

Jim
Aucune idée. Je ne me souviens pas de ce qu'il me disait. C'est bizarre.

● Question
OK vous avez emménagé chez lui. Et comment c'était ? Il est évident qu'il y avait d'autres personnes dans la maison?

Jim
C'était un tel changement pour tout, mais je pense qu'au plus profond de moi, cela ne changeait rien. C'était et ce n'était pas. C'est très difficile de décrire cela. A nouveau, ce que je veux dire, c'était un endroit comme tous les endroits où vivent des couples ensemble, peu importe qui en est le propriétaire ou celui qui en fait son chez lui.

● Question
Comme n'importe quel autre couple vivant ensemble, d'habitude les deux contribuent à faire vivre la maison. Comment le faisiez-vous? Vous étiez coiffeur? Avez-vous conservé votre emploi?

Jim
Oh oui, c'est une part très importante de ma vie. Mon indépendance, elle est très importante pour moi, et je crois que c'est une des choses que Farrokh admirait le plus en moi, je crois que c'était vraiment çà. Il aimait donner aux gens qui lui refusaient, c'est comme çà et c'est comme çà que c'était.

● Question
Alors, avez-vous donné de l'argent pour les dépense courantes de la maison, avez-vous insisté pour conservé votre indépendance?

Jim
Je crois qu'il fut un stade où cela s'est passé, mais ce fut de courte durée, de donner des sommes X pour la nourriture, mais cela ne dura pas, et lorsque j'ai commencé à travailler pour lui tout comme les autres, Peter et Joe, eh bien, tout cela faisait partie du contrat de travail, l'hébergement et tout le reste était inclus, donc, on n'avait pas à payer pour les dépenses communes.

● Question
Nous nous souvenons de l'image publique, nous nous souvenons de lui au Live Aid en particulier, un set fantastique. Queen, je pense, c'est Elton John qui l'a dit, qu'a-t-il dit, vous étiez là par la suite lorsqu'Elton John leur a dit...

Jim
Vous avez volé la vedette à tout le monde.

● Question
Ce qu'ils ont vraiment fait, U2 étaient bien aussi ce jour-là, mais Farrokh a vraiment battu tout le monde!

Jim
Oui, sérieusement, c'était la première fois que j'assistais à un concert.

● Question
Et les gens savaient que vous étiez le compagnon de Farrokh, son mari?

Jim
Ils savaient que j'étais Jim, que j'étais avec Farrokh. Et c'était tout.

● Question
Et les gens du show business savaient que Farrokh était gay vraiment?

Jim
Je ne les ai jamais entendu en parler avec personne. A moins qu'il n'y eut d'autres gens du show business, gay eux-mêmes, et qu'ils se connaissaient entre eux, mais je ne les ai jamais entendu parler de çà.

● Question
Etiez-vous avec Freddie avant qu'il ne monte sur scène ce jour-là ? Je crois que c'était aux environs de 16 heures?

Jim
Je suis arrivé du Savoy Hotel où je travaillais comme coiffeur, ce matin-là, et à la mi-journée je suis rentré, il y avait un peu de monde dans l'appartement de Farrokh ce jour-là, ils regardaient tous la télévision, je savais qu'il se passait quelque chose d'important, mais cela ne m'a pas frappé. En fait, je savais que c'était le Live Aid, mais c'était ainsi, nous avons flâné dans son appartement et tous ils regardaient la télévision, soudain il m'a dit : 'tu te prépares?' je lui ai dit: 'et pour quoi faire?', et il m'a dit :'tu viens avec moi à ce concert aujourd'hui' et je lui ai dit :'quoi !!!!'

● Question
Et avez-vous parlé avec lui avant qu'il ne coure sur scène, comment était-il? Etait-il calme avant le début ?

Jim
Oh mon Dieu non, un vrai paquet de nerfs.

● Question
C'est vrai?

Jim
Absolument un vrai sac de nerfs.

● Question
Farrokh était donc nerveux avant de monter sur scène?

Jim
Je crois que la plupart des gens le seraient à moins ! Pouvez-vous vous imaginer jouer devant un public de 72000 personnes?

● Question
Et plusieurs millions devant leurs télévisions en plus!

Jim
C'est effrayant de voir autant de gens réunis, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

● Question
Et vous vous teniez sur le côté de la scène ?

Jim
J'étais en coulisses, j'étais un peu partout en fait.

● Question
Et lorsque Farrokh est sorti de scène, comment était-il?

Jim
Il allait très bien, je pense que sa ligne de conduite lorsqu'il montait sur scène était: 'Je suis à EUX/ Je suis à VOUS'. Et lorsqu'il sortait de scène, il descendait un grand verre de vodka et s'effondrait dans le sommeil, littéralement.

● Question
Ecoutons sa voix, mais avant de le faire, Barcelona avec Montserrat Caballe s'était joué en playback ce soir-là, car Farrokh n'allait pas très bien. Comment est-ce raconté dans le livre ?

Jim
Non, c'était la soirée La Nit qui était la soirée officielle pour les Jeux Olympiques de Barcelone et ils n'ont pas interprété le titre Barcelona mais d'autres titres, et effectivement, ils ont chanté en playback, en raison de la gorge de Farrokh. D'ailleurs, je crois que la cassette tournait trop vite ou trop lentement, maintenant çà montre bien combien il était professionnel, aussitôt que la cassette démarrait il était capable de dire dès la première note ce qui n'allait pas...

● Question
Est-ce qu'il avait l'habitude de perdre patience?

Jim
S'il pouvait perdre patience? Mon Dieu oui, il était humain, il était simplement comme vous et moi.

● Question
C'est Barcelona. Farrokh Bulsara et Montserrat Caballe, une voix incroyable Jim, vraiment incroyable.
Vous étiez là Jim, lorqu'ils ont interprété ce titre pour la première fois. Comment était-ce?

Jim
Oh oui, c'était époustouflant, absolument formidable, cela se passait au Koo Club, je crois que c'était avant que la flamme olympique n'arrive à Barcelone, c'était une avant-première pour La Nit à Barcelone, et moi-même et très peu d'autres personnes étaient au courant ce qu'il se passait, c'était une grande grande soirée au Koo Club.

● Question
C'est à Ibiza...

Jim
C'est à Ibiza, oui, et se tenir là au milieu de cette foule, savoir un petit secret que personne d'autre ne connaît, et tout à coup, que tout le monde le réalise. Alors, lorsque Montserrat apparut, tout le monde l'a acclamé, puis Farrokh, et les deux sont montés sur scène, vous voyez, je pense que Montserrat est....

● Question
grosse, grosse?

Jim
La plus grosse lady avec le très svelte Farrokh. C'était un sacré spectacle. Mais, oublions les tailles, c'est certainement la plus grande star de l'opéra du monde avec l'une des plus grandes rock stars du monde .

● Question
Farrokh était également l'un des meilleurs chanteurs au monde.

Jim
Et de voir vraiment ces deux-là ensemble, deux mondes complètement différents... mais çà c'était Farrokh, il pensait sincèrement que la musique était universelle. Tout çà c'est la même chose, peu importe que vous chantiez du rock and roll ou de l'opéra, c'est ainsi qu'il pensait.

● Question
Et avez-vous rencontré Montserrat?

Jim
Mon Dieu, oui, je l'ai rencontré quelques fois.

● Question
Et à quoi ressemblait-elle?

Jim
La première fois que je lui ai été présenté, c'était lorsqu'elle est venue à Garden Lodge, je crois qu'il était question d'enregistrer avec Farrokh, et Farrokh avait préparé un merveilleux repas pour elle, il s'était débrouillé à sa manière encore pour découvrir exactement ce qu'elle aimerait manger. C'était un repas tout à fait privé, intime. Alors qu'elle arrivait, elle portait une de ses charmantes robes, et elle s'est pratiquement entravée dedans. Tout ce que l'on a entendu c'est cette petite voix : 'OOOH SHIIIT', elle était enjouée comme une enfant.

● Question
Mais c'était une vie prestigieuse et j'aimerais m'entretenir avec vous à propos de cette prestigieuse vie avec Farrokh après la pause .

● Question
Bienvenue, je suis avec Jim Hutton ou plutôt Sheamus Hutton tel qu'on l'appelle, originaire d'Irlande, il vient juste de publier un livre intitulé Mercury and Me, sa vie avec son célèbre amant Farrokh de Queen. Les moments forts de cette vie, Jim, vous étiez sans cesse entre Londres et Genève et ...

Jim
Oh oui, je me rappelle toujours la toute première fois que Farrokh a voulu m'amener en Allemagne, j'étais très ennuyé à cause de lui car comme je vous l'ai dit cette question d'indépendance est très importante pour moi, lorsqu'il m'avait envoyé son chauffeur me prendre à Londres-Ouest et ensuite me conduire à l'aéroport d'Heathrow mais aussi m'acheter des billets en première classe pour l'Allemagne, je crois que j'étais assez bluffé mais tout autant contrarié.

● Question
Pourquoi?

Jim
J'aurais préféré payer moi-même.

● Question
Aviez-vous les moyens de vous payer cela?

Jim
Je me serais certainement rendu au guichet pour acheter des billets moins chers.

● Question
Dans cette vie très glamour avez-vous rencontré toutes ces stars, les Jaggers, les Elton Johns, et tant d'autres, les avez-vous rencontré ?

Jim
Non...

● Question
Farrokh gardait tout çà pour lui vraiment?

Jim
Farrokh à l'occasion en invitait quelques-uns, Elton est venu chez lui quelques fois, Divine était l'un de ceux qui sont venus une ou deux fois, il y en avait quelques-uns. Mais quand je vous dit vie privée c'est vie privée, c'est comme çà, oubliez le côté musical.

● Question
Et à quoi ressemblait votre relation, Farrokh avait la réputation d'aimer la promiscuité, ce n'est pas un mot très gentil, probablement qu'il n'est pas aimable de le dire?

Jim
Je ne sais pas, je vais être très honnête. La manière dont je vois tout çà, notre relation a commencé lorsque Farrokhet moi nous sommes rencontrés, et c'est à ce moment-là qu'elle a commencé et pas avant, j'ai sûrement entendu parler de ce qu'il s'est passé avant, oui, mais nous n'en avons jamais parlé. Et je pense que la même chose s'applique à n'importe quelle autre relation amoureuse, vous n'essayez pas de comparer avec ceux qui ont partagé la vie de votre aimé avant vous.

● Question
Mais il y a une ou deux occasions que vous relevez dans votre livre;

Jim
Oui, c'est juste, quelques fois où il avait l'habitude de sortir et de venir m'embêter un peu. J'avais vraiment compris son jeu, mais ce sont principalement mes amis qui m'ont dit qu'il me cherchait en discutant avec les gens autour. Mais je ne sais pas s'il se sentait en insécurité ou le fait que je ne me montrais pas possessif ou jaloux, çà c'est une des choses que je ne lui ai jamais montré ou laissé entendre, il n'a jamais su si j'étais jaloux, et çà c'était ce qu'il aurait voulu voir. Il aurait voulu me voir perdre patience. Je l'ai fait une fois, même quelquefois.

● Question
Et que lui avez-vous dit ?

Jim
Je lui ai donné un ultimatum, vous voyez, j'ai pensé à ce que je voulais et je lui ai dit : 'c'est moi que tu veux ou tu veux autre chose', je présume que c'est exactement ce qu'il voulait voir. Je lui ai dit une fois :'ne me fais pas çà, ne bousilles pas ma vie', et c'était çà, je pense qu'il voulait se sentir désiré, sérieusement, et non pas seulement pour le simple fait d'être Farrokh Bulsara, c'était de l'insécurité je crois.

● Question
Et vous êtes resté avec lui, même faible et amaigri?

Jim
Oui

● Question
Quand avez-vous su qu'il avait le Sida?

Jim
C'était en 1987.

● Question
Comment avez-vous découvert çà?

Jim
C'était aux alentours de Pâques, En fait à cette époque j'étais en Irlande, c'était juste avant ou après Pâques. Ce n'était certainement pas le jour de Pâques car j'ai passé Pâques à la maison d'ailleurs et que j'ai crapahuté 4 miles en ville pour me rendre au téléphone le plus proche pour l'appeler, 4 miles !!

● Question
Quatre miles?

Jim
Oui, çà c'est l'Irlande en 1987, j'espère que Irish Telecom est à l'écoute.

● Question
Alors vous parcouriez quatre miles?

Jim
Je me suis rendu en ville pour lui téléphoner, et il a commencé par pleurnicher tout d'abord parce qu'il n'avait pas eu de mes nouvelles depuis une semaine, je lui ai expliqué le temps qu'il fallait pour faire 8 miles, 4 pour aller et 4 pour rentrer, juste pour un foutu coup de téléphone. Il n'avait pas réalisé çà et il m'a dit :'Oh et quand reviens-tu à la maison ?' et je lui ai répondu 'Demain', il me dit :'oh c'est bien, car j'ai quelque chose de très important à te dire', il ne semblait pas dépressif au téléphone ou quoi que ce soit d'autre, et je lui ai dit :'est-ce que tu peux me le dire maintenant ?' il m'a dit 'Non, je ne peux pas te dire çà au téléphone.' Ce qui signifiait que je devrais attendre demain pour savoir de quoi il s'agissait, je suis rentré à la maison, et après un petit câlin, et une petite conversation, il m'a lancé la bombe, littéralement.

● Question
Et que vous a-t-il dit, vous a-t-il dit toute la vérité?

Jim
Toute la vérité! La totale, d'un seul coup. C'était fait.

● Question
Je suis soufflé.

Jim
Oui, j'ai dit dans le livre que c'était un gars honnête et droit, et il l'était, il était honnête avec moi, il était honnête avec lui-même, ce qui est encore plus important.

● Question
A quoi avez-vous pensé lorsque vous avez entendu çà?

Jim
Je suppose comme tout le monde, vous vous dites automatiquement ' Oh Mon Dieu! Je ne crois pas çà, nous devons obtenir un deuxième avis', je crois que c'est la réaction de tout un chacun face à la maladie, cela m'est venu immédiatement à l'esprit et je lui ai dit :'Ne sois pas ridicule, nous allons demander un autre avis.' Alors Farrokh m'a répondu :' Ceux-ci sont les meilleurs qu'il existe. Vous voyez.

● Question
Il parlait de ses médecins?

Jim
Des médecins qu'il consultait. C'étaient les meilleurs spécialistes du SIDA.

● Question
Parce qu'il en avait les moyens?

Jim
Bien sûr, c'est ce que j'allais vous dire, vous oubliez qu'il avait les moyens de les avoir avec lui, et c'est vraiment la dernière fois qu'on en a parlé, que c'était mentionné, je veux dire dans une conversation sérieuse.

● Question
Avez-vous pleuré ou étiez-vous en colère?

Jim
Oh j'étais livide, j'étais dans l'incrédulité la plus totale. Cela m'a pris longtemps pour accepter ce fait.

● Question
Et quel impact cela a-t-il eu sur vous physiquement, car vous avez dormi avec lui ?

Jim
Il m'a dit... suite à cette conversation, il m'a simplement dit: 'si tu veux me quitter, je comprendrais, je ne t'en voudrais pas, je ne ferais rien contre toi'. Et mes sentiments pour Farrokh étaient très forts, nous vivions ensemble depuis un bon moment maintenant et nous étions de plus en plus unis, je lui simplement répondu :'non, je ne te quitterai pas, pourquoi le ferais-je ? C'est tout d'abord mon amour pour lui qui a répondu 'non ne fais pas çà'.

● Question
Et alors, quand avez-vous découvert que vous étiez séropositif?

Jim
Je l'ai découvert en 1990. J'avais décidé de subir un test sans le dire à personne.

● Question
Est-ce que Freddie vous a encouragé à passer un test?

Jim
Oh Farrokh m'a dit bien des fois d'y aller et de subir le test, mais, je disais toujours non, non, je vais bien, bien souvent.

● Question
du genre " même si je l'ai, je ne veux pas le savoir".

Jim
Bien, je pense que c'est çà, voyez-vous... il m'a dit de le faire, ensuite c'était à moi de prendre sur moi et de me rendre faire un test. Ce que j'ai fait très très tranquillement. Je n'en ai parlé à personne.

● Question
Si je me souviens bien, vous étiez..., où étiez-vous lorsque vous avez reçu les nouvelles de...

Jim
Lorsque j'ai reçu les résultats du second test. Farrokh, moi et Joe étions en Suisse. Notre dernier voyage en Suisse avant le décès de Farrokh. Donc, c'était trois, peut-être quatre semaines avant la mort de Farrokh que les résultats de mon second test sont arrivés en Suisse.

● Question
Vous rappelez-vous cet appel téléphonique?

Jim
Je m'en souviens très bien. Mais, de toutes façons je le savais d'avance. C'était déjà un fait pour moi. Je l'avais appris en 1990.

● Question
Mais ceci en était la confirmation?

Jim
C'était la confirmation. Vous savez, Farrokh me poussa à téléphoner à mon médecin alors je l'ai fait et il m'a dit :'Je suis désolé, vous êtes séropositif' et je lui ai répondu :'vous en êtes sûr ?', il m'a dit :'Oui', et je crois que vous pigez tout de suite, les gens réagissent totalement différemment. Tout d'abord, je me suis décidé à vivre, je ne me suis pas assis et je n'ai pas commencé à gémir, et à penser à çà, je n'ai pas le temps pour çà.

● Question
Et comment allez-vous maintenant?

Jim
Bien, j'ai eu le temps de me poser et de penser, oh et à force, j'ai bien eu la migraine, mais je suis en accord avec la vie.

● Question
Etiez-vous aux côtés de Farrokh lorsqu'il s'est éteint?

Jim
Bien sûr, je suis bien certain que la plupart des gens assistent leurs proches lorsqu'ils s'éteignent, il n'y a pas de différence entre perdre un proche ou quelqu'un qu'on aime.

● Question
J'aimerais parler avec vous du moment où vous étiez aux côtés de Farrokh lorsqu'il s'est éteint avec tellement de grande dignité, mais nous le ferons après la pause.

PAUSE PUB !

● Question
Nous revoilà! Je suis avec Jim Hutton ou plutôt Sheamus Hutton comme il aime qu'on l'appelle, né en Irlande mais qui est venu vivre à Londres lorsqu'il était âgé de 17ans et vient de publier un livre intitulé Mercury and Me, je pourrais tout aussi bien vous en donner les détails dès maintenant, son prix est de £14,99 et il est édité par Bloomsbury et c'est l'histoire de la vie de Jim avec Farrokh Bulsara en tant que mari et femme, comme amants pendant sept ans. Combien de temps avant de mourir Farrokh est-il tombé sévèrement malade, car il semblait être en pleine forme pratiquement jusqu'à la fin.

Jim
Je pense que çà m'a vraiment marqué, le fait qu'il soit tombé gravement malade, aux alentours de son dernier anniversaire qui était le 5 septembre, lorsqu'il est descendu prendre sa tasse de thé matinale, mais ensuite nous sommes partis à nouveau en Suisse pour dix-quinze jours de pause, oui à peu près un mois.

● Question
Mais, il perdait du poids.

Jim
Oui, il perdait du poids, mais il prenait toujours l'avion pour se rendre en Suisse, sans parler de se rendre partout en voiture, de sortir de la voiture et de partir faire de longues randonnées à pied .

● Question
Et prenait-il tous les divers traitements, prenait-il de l'AZT à un moment donné ?

Jim
Il prenait de l'AZT pendant une période mais, je crois qu'il s'est senti devenir un peu un cobaye en ce qui concerne certains remèdes, mais quels étaient-ils, je ne le sais pas, comme malheureusement je ne m'occupais pas de donner les remèdes à Farrokh, c'était le rôle de Peter et Joe, ce sont eux qui se sont vraiment occupé de lui.

● Question
Des membres du personnel de la maison?

Jim
Oui, et je crois qu'ils ont essayé des remèdes expérimentaux sur lui.

● Question
Ces quelques dernières semaines, lorsque Farrokh était allongé dans son lit, semblent avoir été très traumatisantes, dans le sens qu'il nécessitait tellement de soins.

Jim
Bien, pas au point que la presse l'a relaté, ce que je veux dire c'est que le plus gros de ce que la presse colportait était tout simplement du matraquage publicitaire, ils ne se sont jamais donné la peine de venir demander ce qui se passait ou quoi que ce soit d'autre, dans ce genre de situation vous êtes acculés au mur. Mais, à nouveau, non, une des choses que Farrokh avait dit à ses médecins dès le début du diagnostic c'était 'surveillez bien, lorsque le moment sera venu pour moi de partir avec dignité, je ne veux pas que vous me plantiez des aiguilles un peu partout pour me prolonger dans une vie végétative malgré tout', et c'est ce qu'il fit. Je crois qu'à la fin Farrokh avait pris sa décision lorsque nous étions en Suisse, je dis avec certitude que c'est pour cela que nous désirions partir en Suisse, pour prendre une décision, 'est-ce que je dois continuer à prendre ces remèdes ou pas?' Et je crois fermement qu'en Suisse il a décidé : 'Non, c'est fini'. Car, lorsqu'il est revenu de Suisse trois semaines après, il s'est détérioré très rapidement, j'ai découvert, grâce aux confidences de Joe, qu'il avait arrêté tous les traitements sauf les remèdes contre la douleur. Et sa décision avait dû lui demander énormément de courage.

● Question
Et il est parti en novembre ce mois-là, c'était le 24 novembre 1991, il y a quatre ans? Vous souvenez-vous du moment où il a rendu son dernier souffle ?

Jim
Le moment précis, je ne saurais jamais dire, je ne pense pas qu'on puisse le dire d'ailleurs, mais, peut-être les secondes juste avant.

● Question
Et était-il conscient ou...

Jim
Le jour avant, c'était un dimanche, il était dans ce qu'ils appelaient un coma conscient.

● Question
Un peu là et un peu parti et...

Jim
Eh bien, non, c'était un de ces états où vous êtes conscient, il était au courant de tout ce qui se passait tout autour de lui dans la pièce mais il ne pouvait communiquer avec personne, il était en éveil. Et ce soir-là, nous sommes allés changer ses draps, etc, et c'était sept heures moins douze au moment où nous le changions, j'ai changé son sous-vêtement, etc, j'ai baissé les yeux et j'ai dit à Peter 'il est parti', il venait juste (il claque des doigts).

● Question
Il s'est éteint doucement.

Jim
Je pense qu'il est parti de la manière qu'il le désirait. Avec également son chat préféré sur le lit.

● Question
Et cette photo dans le livre, vous y avez mis la dernière photo où Freddie avait posé pour vous.

Jim
Oui, c'était avant qu'ils ne tournent la vidéo These Are The Days Of Our Lives.

● Question
Il y apparaît très amaigri.

Jim
Il avait rasé sa barbe, entièrement pour Days of Our Lives.

● Question
Et alors bien sûr une fois que Farrokh est parti les journaux se sont déchaînés.

Jim
Eh bien, alors, voyez-vous, ils s'étaient déchaînés pendant trois semaines avant son départ... Ce que je veux dire, c'est que vous ne pouviez même plus vous approcher de Garden Lodge sans vous heurter à un barrage de presse. Sérieusement, c'était horrible. Et avec ce barrage de presse, ils bloquaient entièrement la rue, tout.

● Question
Parce que Farrokh avait été vécu tout à fait publiquement son SIDA.

Jim
Eh bien...

● Question
Dans le sens qu'il n'a jamais caché le fait.

Jim
Farrokh n'a jamais caché qu'il avait le SIDA, mais encore il n'a jamais admis ouvertement en être atteint, non, pas jusqu'à 24heures avant sa mort. Mais là ce fut une annonce vite faite dont je dis dans mon livre qu'il avait été contraint à faire.

● Question
Ah oui?

Jim
Oui, j'ai mes raisons pour dire çà, mais je ne dirais pas quoi mais beaucoup de choses se passaient dans le monde entier.

● Question
Car le départ de Farrokh fut une nouvelle internationale.

Jim
Il y avait la révélation de l'affaire Magic Johnson, à peu près à la même époque. Mais il y a d'autres raisons pour lesquelles je crois, mes raisons pour penser que si Farrokh avait voulu faire cette annonce il l'aurait faite bien longtemps avant et n'aurait pas attendu la dernière minute.

● Question
Et qu'est-ce que cela représentait pour vous? Vous perdiez un mari, un amant?

Jim
J'ai tout perdu, littéralement tout. Et j'allais l'apprendre quelques semaines plus tard, même notre maison.

● Question
Pourquoi?

Jim
Eh bien les exécuteurs testamentaires de Farrokh nous ont demandé poliment de partir.

● Question
le testament, Freddie a légué la plus grande partie de sa fortune à Mary Austin.

Jim
Il avait fait une promesse à Mary des années auparavant, et Farrokh était une de ces personnes qui...

● Question
Expliquez à nos auditeurs qui est Mary Austin parce que les gens ....

Jim
Mary est... elle a eu une relation, elle a eu une aventure avec Farrokh, oh dans les années soixante dix, qui a duré je ne sais pas combien de temps, je ne sais pas grand-chose à ce propos, seulement ce que j'ai lu dans les journaux. Elle a travaillé comme secrétaire particulière pour lui jusqu'à sa mort. Elle, les gens demandent souvent pourquoi, Farrokh avait totalement confiance en Mary. Je pense qu'elle était la seule personne en qui il avait vraiment et totalement confiance. Et il lui avait fait une promesse des années auparavant, bien avant que j'apparaisse dans sa vie, qu'elle hériterait de la plus grande partie de sa fortune. Et ce que j'essaye de dire c'est que si Farrokh était ce genre de personnes qui, lorsqu'elles ont fait une promesse, font tout pour que la promesse soit tenue, il allait tenir sa promesse, ce qu'il avait dit n'avait pas besoin d'être écrit.

● Question
Jim, vous êtes affligé, vous avez perdu quelqu'un que vous aimiez profondément et vice-versa, et maintenant vous devez quitter la maison où...

Jim
Tout, bon, ce n'est pas que moi seul, c'est aussi Joe et Peter.

● Question
Et on vous a jetés dehors? Littéralement jetés à la rue?

Jim
Non, on nous a donné une date limite, je crois que j'ai été le dernier à quitter Garden Lodge.

● Question
Et qu'est-ce que Farrokhvous laissez dans son testament?

Jim
Dans son testament, Farrokh me laissait de l'argent, il m'a laissé hors du besoin, c'est tout.

● Question
Il vous a légué - combien dites-vous dans le livre?

Jim
Il m'a légué un demi million de livres sterling.

● Question
Un demi million de livres sterling?

Jim
Mais Farrokh d'après mes amis a laissé la même somme à Peter, Joe et moi-même de façon que l'on n'ai plus besoin de travailler. Tout d'abord, j'imagine que cela veut dire pas besoin d'acheter une maison non-plus. J'espérais que ses v½ux seraient respectés, seraient exaucés. Ses dernières v½ux étant verbaux.

● Question
Qui étaient?

Jim
Qui étaient que moi-même, Joe et Peter pourraient demeurer à Garden Lodge aussi longtemps que l'on voudrait.

● Question
Oh je vois ce que vous voulez dire, alors vous êtes persuadé que vous devriez tojours vivre là et ...

Jim
Eh bien oui et non, je crois et je pense que par bien des côtés cela a été une bonne chose de quitter cette demeure, mais je pense que cela aurait pu être fait de façon plus courtoise, si l'on nous avait laissé tout notre temps pour partir par exemple. Au lieu de nous donner une date limite, voyez-vous. C'était bien, par bien des côtés, parce que cela nous a poussés à retrouver nos vies à nouveau, alors il y avait un aspect positif à cela, le côté négatif a été que l'on a été littéralement jetés de chez nous. Nous n'étions rien, qu'une tragédie par-dessus une autre. Au lieu de nous donner le temps de pleurer ce qui arrivait, retourner tout de suite à sa vie.

● Question
Alors, pensez-vous souvent à partir comme Farrokh? Parce que vous êtes séropositif et tout ?

Jim
Je pense que tout le monde pense à partir de temps à autres. Je pourrais aussi traverser la rue et me faire renverser par un bus.

● Question
Mais je dis que vous savez que ce que vous dites est important, vraisemblablement, Farrokh vous avez, vous et aussi d'autres personnes dans la maison, avez-vous quelqu'un pour vous héberger, je veux dire retournerez-vous en Irlande ?

Jim
Non, je ne crois pas, je pense que cela ne serait pas très bon pour ma famille de savoir que je développerai la maladie du Sida, cela ne serait pas très bien de savoir que ma famille devrait se débrouiller toute seule avec toute cette souffrance, aussi pourquoi mettre encore de la pression sur le fait que je sois là..., tout en sachant également que je ne sais pas quel est le niveau des établissements médicaux spécialisés en Irlande. Il y a un an encore...

● Question
Ils sont aussi bons que partout ailleurs, de nos jours.

Jim
Ils le sont certainement, et même en certains cas, bien meilleurs. Mais, ici, j'ai également les médecins qui me suivent depuis des années ils prennent soin de moi.

● Question
A vous entendre parler on dirait que vous avez été escroqué...

Jim
Privé de vie

● Question
Non, pas privé de vie nécessairement, mais exclu de la maison de Farrokh après..

Jim
Non, nous n'avons pas été escroqués, nous ne nous sentons pas trompés de cette manière, en ce qui concerne le sentiment d'être dupé, je pense que nous l'avons ressenti tout d'abord, par le fait que nous avions le sentiment d'être congédiés, nous n'existions plus, vous voyez, une fois que cet acte avait été exécuté, les trois personnes qui vivaient là n'existaient plus et c'était même comme si elles n'y avaient jamais vécu.

● Question
Et ceci est l'une des raisons pour laquelle vous avez écrit ce livre?

Jim
Non, j'ai écrit ce livre comme une manière de soulager ma peine. Cela m'a pris du temps d'écrire ce livre, et je pense que de bien des façons, la seule chose à laquelle je pensais à ce sujet, c'est que je n'aurais pas pu écrire ce livre plus rapidement, il n'a pas été écrit dans l'urgence. Oui, parce que depuis que le livre est édité, beaucoup d'autres choses me sont revenues à l'esprit.

● Question
C'est certain, vous parlez bien davantage maintenant!

Jim
Vous voyez, c'est en çà que ce livre m'a aidé, ceci en est la raison, l'occasion de dire, eh bien voyez, ceci est arrivé et ceci ne s'est jamais passé.

● Question
l'occasion de mettre les pendules à l'heure?

Jim
de mettre les pendules à l'heure.

● Question
Mais aussi, en parlant de vous étant ouvertement remercié comme personnel de Farrokh, ceci est la vie telle qu'il l'avait choisie.

Jim
Ce n'était pas le but d'écrire ce livre, mes amis dans le monde gay savent qui je suis, d'ailleurs.

● Question
Vous dites, par la même occasion, je ne sais pas où cela se situe, vous avez parlé une fois de votre ronflement, et Farrokh vous avait même jeté parce que vous ronfliez.

Jim
Oh oui,une fois il m'a jeté du lit parce que je ronflais

● Question
parce que vous ronfliez?

Jim
Oui

● Question
Et était-ce des années heureuses?

Jim
Elles l'étaient oui, elles l'étaient, oui.

● Question
Vous êtes-vous rendu au concert-hommage à Farrokh par la suite?

Jim
The Freddie Mercury Memorial Concert, oh oui, j'y étais...

● Question
Et qu'avez-vous pensé de tout çà?

Jim
J'étais parmi la foule, et je pense qu'à ce moment-là j'étais sans cesse en train de demander 'Où est Farrokh?'. Je crois que bien des gens ont fait çà ce jour-là .

● Question
Vous souvenez-vous de David Bowie s'agenouillant?

Jim
Je me souviens que David Bowie s'est agenouillé et a dit le Notre Père, oh oui.

● Question
C'était très fort

Jim
C'était très puissant, très fort, mais là encore, je sais que bien des journalistes étaient présents et disaient :'comment ose-t-il ? comment ose-t-il s'agenouiller ?'. Farrokh priait le soir avant de se mettre au lit, avant de s'endormir. Oh oui.

● Question
Et que disait-il?

Jim
Je ne sais pas, il murmurait, j'allais me coucher le soir et j'entendais ces murmures. Et je lui disais 'qu'est-ce que tu fais ?'

● Question
Les gens ne l'auraient jamais imaginé

Jim
Eh bien, pourquoi pas, allons.

● Question
Est-ce que vous l'aidiez à écrire ses chansons ? Je sais qu'il en écrite une dans son bain et il a également écrit des chansons pour son chat, 'Crazy Little Thing Called Love' a été écrite dans son bain ?

Jim
C'était avant que je n'apparaisse dans sa vie. Non, Delilah n'a pas été écrite dans son bain, çà s'est passé en Suisse, mais en ce qui concerne une aide quelconque pour écrire ses chansons, non rien de pareil à s'asseoir ensemble et écrire, il venait plutôt nous chercher dans la maison, et il nous disait, allez venez je vais écrire une chanson, il nous balançait une phrase et si elle ne nous semblait pas sonner très bien, alors il disait, proposez-moi des mots.

● Question
du style : souflez-moi !

Jim
Oui, du genre: soufflez-moi et d'autres choses dans le genre. C'était tout en ce qui concerne notre aide pour écrire ses chansons.

● Question
Alors, avez-vous jamais imaginé cela lorsque vous aviez 12 ou 13 ans et que vous vous promeniez dans cette petite ville irlandaise , qu'un jour vous seriez l'amant de l'un des hommes les plus célèbres au monde ?

Jim
Mon Dieu non, Président d'Irlande oui. (rires)

● Question
D'une façon plus réaliste, êtes-vous en bonne santé à ce jour?

Jim
A ce jour, çà va.

● Question
Continuez à vous maintenir en bonne santé, nous allons passer la voix de Farrokh à nouveau, 'Those Were the days of our lives', l'étaient-elles ?

Jim
Bien sûr qu'elles l'étaient.

● Question
Comment analysez vous ce qui s'est passé avec le temps?

Jim
Que je ne revivrai jamais çà, c'est comme çà que je pense à tout ce qui s'est passé.

● Question
Sheamus Hutton, merci pour vous être joint à nous et bonne chance avec votre livre!

Jim
Merci.


# Posté le dimanche 06 janvier 2008 14:01

freddie et jim hutton

freddie et jim hutton
le dernier amant de freddie!

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 14:07

freddie et jim hutton

freddie et jim hutton
encore une autre tof!

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 14:11